Frein restrictif buccal: arrêtons le massacre

L’objet de cet article n’est pas de décrire ce qu’est un frein restrictif. Si vous souhaitez plus de détail, je vous conseil de lire l’article sur les freins restrictifs buccaux (vous trouverez ces infos générales ICI).

Ici, nous allons parler de frénectomie.

Et oui, car on entend facilement tout et son contraire, et face à la confusion et la crainte que ça entraine chez les parents, je souhaitais remettre les choses  » à plat ».

Continuer la lecture de Frein restrictif buccal: arrêtons le massacre

Bébé en hyperextension : quand faut-il s’inquiéter ?

Pendant la grossesse, le bébé évolue dans un milieu aqueux, sans contrainte de gravité. Il peut mobiliser librement l’ensemble de son corps : muscles extenseurs (postérieurs), muscles fléchisseurs (antérieurs), ainsi que des mouvements de rotation autour de l’axe du corps.
Cependant, sa position de repos reste la position fœtale, dite en enroulement. Continuer la lecture de Bébé en hyperextension : quand faut-il s’inquiéter ?

Yoga bébé à Bruz – éveil et motricité

Le yoga bébé à Bruz, près de Rennes, est un moment de partage entre le parent et son bébé, qui permet d’accompagner le développement moteur et sensoriel du nourrisson.

À travers des mouvements doux, des jeux corporels et des moments d’échange, les séances favorisent l’éveil du bébé tout en renforçant le lien parent-enfant.

Encadrées par une kinésithérapeute, ces séances s’inscrivent dans une approche respectueuse du développement naturel du bébé.

Ce cours s’inscrit dans l’ensemble des cours de yoga thérapeutique proposés au cabinet, pensés pour accompagner le mouvement et le bien-être à chaque âge.

Les bienfaits du yoga bébé

Le yoga bébé peut contribuer à :

  • favoriser l’éveil moteur du nourrisson
  • développer la conscience du corps
  • stimuler les sens et la curiosité
  • encourager les mouvements naturels
  • renforcer le lien parent-enfant
  • apaiser certaines tensions corporelles

Les mouvements proposés peuvent également aider à soulager certains inconforts fréquents chez le nourrisson, comme :

  • les coliques
  • certaines tensions corporelles
  • les reflux
  • l’agitation ou les difficultés d’endormissement

Chaque séance respecte le rythme du bébé et ses besoins du moment.
Si certains inconforts persistent, un bilan en kinésithérapie du nourrisson peut être utile

À partir de quel âge ?

Le yoga bébé peut généralement être proposé à partir de 2 à 3 mois, lorsque le bébé commence à interagir davantage avec son environnement.

Le parent accompagne son bébé dans les mouvements proposés. Il n’est absolument pas nécessaire d’avoir déjà pratiqué le yoga.

Les exercices sont simples et peuvent facilement être reproduits à la maison.

Comment se déroule une séance ?

Pendant la séance, différents mouvements et jeux corporels sont proposés pour accompagner l’éveil moteur du bébé :

  • balancements
  • croisements
  • mouvements en diagonale
  • regroupements
  • jeux corporels et sensoriels

Les parents sont guidés pas à pas afin d’accompagner leur bébé dans ces mouvements en douceur.

Les séances se déroulent dans un climat calme, bienveillant et respectueux du rythme de chaque bébé.

Une approche encadrée par une kinésithérapeute

En tant que kinésithérapeute à Bruz, je propose une approche attentive au développement moteur du nourrisson. Ces séances complètent également les ateliers d’éveil moteur pour bébé proposés au cabinet.

Elles permettent notamment de :

  • favoriser la motricité libre
  • observer les mouvements du bébé
  • proposer des positions respectueuses de son développement
  • accompagner les parents dans la découverte du corps de leur enfant.

Organisation des séances

Les séances ont lieu au cabinet à Bruz, près de Rennes.

  • petits groupes parent-bébé
  • ambiance calme et bienveillante
  • pratique adaptée au rythme de chaque nourrisson

Les tarifs et les plannings sont disponibles sur simple demande.

Envie de participer ?

Le yoga bébé est une belle occasion de partager un moment privilégié avec votre enfant tout en soutenant son développement moteur.

👉 Contactez-moi pour connaître les prochaines dates ou être informé(e) de l’ouverture des inscriptions.

Autres accompagnements au cabinet

Autres cours de yoga proposés au cabinet à Bruz

En complément des cours de yoga thérapeutique, je propose également des ateliers autour du développement moteur, de la respiration et du bien-être des enfants et des bébés.

 

 

 

 

Kinésithérapie pendant la grossesse à Bruz (près de Rennes)

Soulager les douleurs et rester active pendant sa grossesse

Au fil des mois, le corps change, s’adapte et peut parfois devenir douloureux.
Au cabinet de kinésithérapie à Bruz, près de Rennes, j’accompagne les femmes enceintes pour soulager les tensions et les aider à vivre leur grossesse plus confortablement.

Cette prise en charge s’inscrit dans la continuité de mon travail autour de la périnatalité et du nourrisson, avec une approche globale et respectueuse du corps.

Quand consulter un kinésithérapeute pendant la grossesse ?

Les futures mamans consultent souvent pour :

  • douleurs lombaires

  • douleurs du bassin ou sacro-iliaques

  • sciatique ou irradiations dans la jambe

  • tensions dans le dos et les épaules

  • sensation de jambes lourdes

  • inconfort dans certaines positions

Ces douleurs peuvent apparaître dès le début de grossesse ou augmenter au fil des semaines.

Une prise en charge douce et adaptée

Chaque séance est personnalisée selon votre stade de grossesse et vos besoins.
Le travail peut inclure :

  • conseils posturaux au quotidien

  • exercices simples à refaire à la maison

  • travail respiratoire et détente

L’objectif est de vous permettre de rester active, mobile et confortable.

Un accompagnement périnatal global à Bruz 

Consulter pendant la grossesse permet aussi d’anticiper la suite :

  • mieux comprendre son corps

  • préparer la récupération après l’accouchement

  • créer un premier lien avec le cabinet avant l’arrivée du bébé

Beaucoup de familles que j’accompagne pour leur nourrisson m’ont connue pendant la grossesse.

Vous pouvez ensuite découvrir :

Les consultations ont lieu au cabinet de kinésithérapie à Bruz, facilement accessible depuis Rennes et les communes alentours.

📅 Prendre rendez-vous en ligne (cabinet Pas à Pas – Bruz)

Ayurvéda et périnatalité

Qu’est-ce que l’Ayurvéda?

Ayurvéda signifie « science de la vie ».
L’OMS a reconnu l’ayurvéda comme un système complet de médecine traditionnelle.

Plus qu’une approche holistique de la santé, c’est une vision préventive de la santé de l’humain.
L’objectif premier de l’ayurvéda n’est pas de guérir une maladie (bien qu’elle le fasse également), mais bien de maintenir l’être humain dans la meilleure santé possible tout au long de sa vie.

En Inde, l’Ayurvéda est enseigné dans des facultés de médecine, comme notre médecine occidentale, avec également plusieurs spécialités (chirurgie, médecine interne, pédiatrie, etc). En France, elle n’est ni enseignée ni pratiquée de cette façon. Ce qui nous est accessible, c’est la thérapie ayurvédique (équivalent des thérapeutes en santé en France: masseur-kinésithérapeutes, naturopathes, …), c’est à dire les axes concernant la phytothérapie, l’hygiène de vie, l’alimentation.

Pourquoi l’ayurvéda en périnatalité?

En ayurvéda, on prend en compte le désir d’enfant (c’est à dire la période de la volonté de conception et de la conception) bien avant une grossesse. Les 2 partenaires qui désirent concevoir sont suivi dans leur alimentation et leur hygiène de vie afin que tous 2 soient dans un état de santé optimal au moment de la conception. Ceci permet d’avoir des gamètes (ovules et spermatozoïdes) de bonnes qualité et de potentialiser une grossesse sereine.

Dans notre monde occidental où la fertilité est mise à mal par notre mode de vie, l’ayurvéda a donc tout son sens pour aider les couples désireux d’avoir un enfant d’améliorer leur fertilité. Par sa vision de « maintien » de la bonne santé, elle permet aussi d’accompagner tous les couples devant recourir à la PMA afin d’en optimiser les résultats, tout en en réduisant les effets indésirable.

Pendant la grossesse, elle prend soin de la future mère et de son bébé, l’aide à vivre ces moments magiques en toute sérénité. Associée au yoga, l’ayurvéda est un outil fabuleux pendant cette parenthèse de vie.

 

L’ayurvéda est aussi présent dès la naissance, dans les soins prodigués au nouveau né (comme les massages Shantala par exemple) et surtout dans l’accompagnement de la nouvelle maman dans tous ses bouleversements physiques et émotionnels.

Bien entendu, l’ayurvéda ne s’arrête pas à la périnatalité, mais permet de prendre soin de tous les humains désireux de maintenir une bonne santé.

Découvrez aussi les autres accompagnements proposés au cabinet:

Observer son cycle – Partie 2 : la glaire cervicale, indicateur clé de fertilité

Après avoir appris à observer les règles, l’étape suivante pour comprendre son cycle menstruel est l’observation de la glaire cervicale.
C’est elle qui permet de repérer la période fertile en temps réel et de mieux comprendre le fonctionnement hormonal au fil des jours.

La glaire cervicale est l’un des signes les plus fiables et accessibles pour apprendre à lire son cycle naturellement.


Qu’est-ce que la glaire cervicale ?

La glaire cervicale est une sécrétion produite par le col de l’utérus sous l’influence des hormones, principalement les œstrogènes.

Elle évolue tout au long du cycle et joue un rôle essentiel dans la fertilité :

  • Elle protège les spermatozoïdes

  • Elle facilite leur progression vers l’ovocyte

  • Elle sélectionne les spermatozoïdes les plus mobiles

  • Elle indique les jours fertiles

Son observation permet donc de savoir quand la fertilité augmente et quand elle diminue.


Pourquoi observer sa glaire cervicale ?

Observer sa glaire permet de comprendre ce qui se passe dans le cycle au présent, contrairement aux règles qui donnent des informations sur le cycle passé.

Cette observation aide à :

  • Repérer la période fertile

  • Identifier l’approche de l’ovulation

  • Mieux connaître son rythme hormonal

  • Optimiser les chances de grossesse

  • Comprendre certaines difficultés de conception

  • Détecter des déséquilibres hormonaux

C’est un outil central dans les méthodes naturelles d’observation du cycle.


Comment évolue la glaire au cours du cycle ?

La glaire change progressivement sous l’effet des variations hormonales. Chaque phase a des caractéristiques particulières.

Juste après les règles : période peu fertile

  • Sensation plutôt sèche

  • Peu ou pas de sécrétions visibles

  • Environnement peu favorable aux spermatozoïdes

Phase pré-ovulatoire : fertilité qui augmente

  • Apparition de sécrétions plus visibles

  • Sensation plus humide

  • Glaire plus fluide

Période fertile : glaire optimale

  • Aspect translucide

  • Texture filante, extensible (type blanc d’œuf)

  • Sensation de lubrification

Cette glaire permet aux spermatozoïdes de survivre plusieurs jours.

Après l’ovulation : retour à une phase infertile

  • Disparition progressive de la glaire

  • Sensation de sécheresse ou de sécrétions plus épaisses

  • Action de la progestérone qui modifie les sécrétions


Le rôle essentiel de la glaire dans la fertilité

La glaire cervicale ne se contente pas d’indiquer la fertilité, elle la rend possible.

Elle permet :

  • La survie des spermatozoïdes jusqu’à 3 à 5 jours

  • Leur progression vers l’utérus

  • La protection contre l’acidité vaginale

Sans glaire fertile de qualité, la fécondation devient plus difficile, même si l’ovulation a lieu.


Ce que l’observation de la glaire peut révéler

Apprendre à observer sa glaire permet aussi de repérer certaines situations :

  • Glaire peu abondante

  • Absence de période vraiment fertile

  • Sécrétions persistantes

  • Variations inhabituelles

Ces signes peuvent être liés à :

  • Stress

  • Fatigue

  • Déséquilibres hormonaux

  • Allaitement

  • Approche de la préménopause

  • Certaines pathologies

L’observation régulière permet de mieux comprendre son fonctionnement personnel.


Comment observer concrètement ?

L’observation se fait simplement au quotidien, en étant attentive à :

  • La sensation dans la vulve (sec, humide, lubrifié)

  • L’aspect des sécrétions sur le papier toilette

  • Leur texture et leur élasticité

Il n’est pas nécessaire de manipulations complexes : la régularité est plus importante que la précision parfaite.


Les erreurs fréquentes

Au début, il est courant de confondre certaines sécrétions avec la glaire cervicale :

  • Pertes vaginales non fertiles

  • Excitation sexuelle

  • Résidus de rapports

  • Sécrétions liées à une infection

Avec le temps, l’observation devient plus simple et plus intuitive.


Une étape essentielle pour comprendre son cycle

Après l’observation des règles, la glaire cervicale est le signe le plus précieux pour comprendre la fertilité.

Elle permet :

  • D’identifier la fenêtre fertile

  • De mieux situer l’ovulation

  • D’observer la qualité du cycle

  • D’adapter un projet de grossesse

C’est la pièce centrale de la lecture du cycle féminin.

Après la glaire, découvrez comment repérer l’ovulation, le moment clé qui confirme la période fertile et aide à mieux comprendre votre cycle.

Observer son cycle – Partie 1 : comprendre ses règles pour mieux lire sa fertilité

Les règles ne sont pas seulement la fin d’un cycle : elles sont une source précieuse d’informations sur le fonctionnement hormonal, la qualité de l’ovulation et l’équilibre global du corps.

Apprendre à observer ses menstruations est la première étape concrète pour comprendre son cycle féminin et repérer d’éventuels déséquilibres. Cette page s’inscrit dans la continuité de l’apprentissage de l’observation du cycle, avant d’aborder ensuite l’observation de la glaire cervicale.


Les règles : le reflet du cycle qui vient de se dérouler

Les menstruations apparaissent lorsque l’ovocyte libéré lors de l’ovulation n’a pas été fécondé. L’endomètre (la muqueuse utérine) se détache alors et est évacué sous forme de saignements.

Elles donnent de nombreuses indications sur le cycle précédent :

  • L’ovulation a-t-elle bien eu lieu ?

  • La phase post-ovulatoire a-t-elle été de bonne qualité ?

  • Les hormones étaient-elles équilibrées ?

  • Le corps fonctionne-t-il de manière harmonieuse ?

Observer ses règles permet donc de mieux comprendre sa fertilité naturelle et son état de santé global.


Attention : tous les saignements ne sont pas des règles

Il est important de savoir qu’il peut exister des saignements ressemblant à des menstruations sans qu’il y ait eu ovulation.

Par exemple :

  • Les saignements sous contraception hormonale ne sont pas de vraies règles

  • Des saignements peuvent apparaître si l’ovulation n’a pas eu lieu

  • Des pertes de sang peuvent survenir lors de déséquilibres hormonaux

Ces situations peuvent prêter à confusion, d’où l’intérêt d’une observation attentive du cycle.


À quoi ressemblent des règles physiologiques ?

En l’absence de contraception hormonale, des menstruations considérées comme équilibrées présentent généralement certaines caractéristiques.

Début et fin des règles

  • Les saignements doivent commencer de manière nette

  • Ils doivent se terminer de manière franche

  • Le spotting (petits saignements très légers) doit rester limité, au maximum 2 jours au total (avant et/ou après)

Durée

  • Les règles durent habituellement entre 3 et 7 jours

Quantité de sang

  • Le volume total se situe en moyenne entre 40 et 80 mL par cycle

  • Une perte très abondante ou très faible peut mériter une évaluation

Des outils comme le score de Higham permettent d’estimer l’abondance des saignements à partir du nombre de protections utilisées.

Aspect

  • Il ne doit pas y avoir de caillots importants

  • En revanche, la présence de petits fragments d’endomètre est possible et normale

Douleur

  • Les règles ne devraient pas être fortement douloureuses

  • Une gêne modérée peut exister mais doit rester supportable

  • Si nécessaire, la douleur doit céder avec des antalgiques simples

Des douleurs très intenses ou invalidantes ne doivent pas être banalisées et peuvent nécessiter un avis médical.


Les autres saignements possibles au cours du cycle

Au-delà des menstruations, d’autres types de saignements peuvent apparaître. Certains sont physiologiques et liés aux variations hormonales normales.

On peut notamment observer :

Le saignement de nidation

  • Lié à l’implantation de l’embryon

  • Survient environ une semaine après l’ovulation

Le spotting ovulatoire

  • Petit saignement léger juste avant l’ovulation

  • Associé à la montée rapide des œstrogènes

  • Souvent mélangé à la glaire cervicale

Le saignement de privation hormonal

  • Peut apparaître lors d’une variation hormonale

  • Souvent précédé d’une phase de glaire

Apprendre à reconnaître ces différents types de saignements permet de mieux lire son cycle et d’éviter les confusions.


Quand s’inquiéter ?

Certains signes peuvent indiquer un déséquilibre ou un trouble nécessitant une évaluation :

  • Règles très douloureuses

  • Saignements très abondants

  • Spotting prolongé

  • Cycles irréguliers

  • Saignements fréquents en dehors des règles

L’observation régulière permet de repérer rapidement ces variations et d’en parler plus facilement avec un professionnel de santé.


Observer pour comprendre, puis accompagner

Une fois un déséquilibre identifié, il existe différentes approches pouvant aider à réguler le cycle selon la cause :

  • Amélioration de l’alimentation

  • Gestion du stress

  • Micronutrition

  • Phytothérapie

  • Approches corporelles

  • Activités comme le yoga

Dans certains cas, un suivi médical peut être nécessaire. La prise en charge doit toujours être personnalisée et adaptée à chaque femme, à son histoire et à son mode de vie.


Prochaine étape : observer la glaire cervicale

Les règles permettent de comprendre ce qui s’est passé lors du cycle précédent.
L’observation de la glaire cervicale, quant à elle, permet de repérer la période fertile en temps réel.

C’est l’étape suivante essentielle pour apprendre à lire son cycle de manière complète et naturelle.

Mon enfant tient mal son crayon : faut-il s’inquiéter ?

Beaucoup de parents se demandent si leur enfant tient mal son crayon ou son stylo. La prise peut sembler inhabituelle : crayon très serré, prise avec plusieurs doigts, main crispée ou position étrange.

Dans la majorité des cas, ces variations sont normales. La manière dont un enfant tient son crayon est le résultat d’un long développement moteur, qui commence bien avant l’apprentissage de l’écriture.

Ce qui compte réellement n’est pas seulement la forme de la prise, mais l’efficacité du geste d’écriture : l’enfant doit pouvoir écrire de manière lisible, confortable et suffisamment rapide.

Si l’écriture devient très lente, fatigante ou difficile à lire, il peut être utile d’analyser l’organisation du geste. Le rééducateur sera peut amené à effectuer une rééducation grapho-motrice de l’enfant.

La prise du crayon se développe progressivement

Contrairement à une idée reçue, un enfant n’apprend pas directement à tenir un crayon “correctement”. La prise du crayon se construit progressivement à partir des expériences motrices de l’enfant.

Avant l’écriture, l’enfant développe :

  • la manipulation des objets

  • la coordination des doigts

  • la précision du geste

  • la coordination œil-main

Ces expériences participent au développement de la motricité fine et du graphisme de l’enfant

Les différentes prises du crayon chez l’enfant

La manière de tenir un crayon évolue au cours du développement.

La prise globale

Chez le jeune enfant, le crayon est souvent tenu dans toute la main. Les mouvements viennent surtout du bras et de l’épaule.

La prise avec plusieurs doigts

Avec le développement de la motricité fine, l’enfant commence à utiliser davantage ses doigts pour guider le crayon. Certains enfants utilisent alors quatre doigts ou adoptent des prises intermédiaires.

Ces prises peuvent rester fonctionnelles si l’écriture est efficace.

La prise tridigitale

Vers l’entrée à l’école primaire, beaucoup d’enfants adoptent progressivement une prise appelée prise tripode : le crayon est tenu entre le pouce, l’index et le majeur.

Cette prise permet généralement des mouvements plus fins des doigts et facilite la fluidité de l’écriture.

Cependant, plusieurs études montrent que différentes prises peuvent produire une écriture lisible et fonctionnelle.

L’écriture ne dépend pas seulement de la main

On imagine souvent que tenir correctement un crayon dépend uniquement des doigts.

En réalité, l’écriture est un geste moteur complexe qui mobilise tout le corps.

Elle dépend notamment :

  • de la stabilité du tronc

  • de la coordination épaule–coude–poignet

  • de la dissociation des doigts

  • de la coordination œil-main

  • de l’organisation spatiale

  • de l’attention

Lorsque la posture est instable ou que la coordination est difficile, la main doit compenser. Le crayon est alors souvent serré plus fort, ce qui peut rendre l’écriture plus fatigante.

Pourquoi certains enfants tiennent mal leur crayon ?

Plusieurs facteurs peuvent expliquer une mauvaise prise du crayon chez l’enfant.

Un développement moteur encore immature

Certains enfants ont simplement besoin de plus de temps pour développer la coordination nécessaire à l’écriture.

Le geste d’écriture s’appuie sur les bases posturales et du développement moteur de l’enfant.

Une posture peu stable

Une posture instable à la table peut rendre l’écriture plus difficile. L’enfant compense alors en serrant davantage le crayon.

Une automatisation du geste encore incomplète

Au début des apprentissages, l’enfant doit réfléchir à chaque mouvement de sa main. Le geste d’écriture n’est pas encore automatisé.

Cela peut expliquer une prise de crayon inhabituelle ou une écriture très lente.

La notion de double tâche dans l’écriture

Écrire demande de gérer plusieurs actions en même temps.

Lors d’une dictée, l’enfant doit :

  • écouter la phrase

  • la mémoriser

  • réfléchir à l’orthographe

  • écrire

Si le geste d’écriture demande beaucoup d’efforts, le cerveau doit se concentrer sur la main. Il reste alors moins de ressources pour le contenu.

C’est ce que l’on appelle la double tâche.

L’enfant peut alors :

  • écrire lentement mais lisiblement
    ou

  • écrire vite mais avec une écriture difficile à lire.

➡️ Lire aussi : Mon enfant écrit mal, lentement et fait des fautes en dictée

Quand faut-il s’inquiéter ?

Il peut être utile de faire le point si :

  • l’enfant tient son crayon de manière très crispée

  • l’écriture reste très lente

  • la main se fatigue rapidement

  • l’enfant se plaint de douleurs

  • l’écriture gêne les apprentissages scolaires

Dans ces situations, une évaluation permet d’analyser :

  • la posture

  • la coordination du geste

  • la tenue du crayon

  • l’endurance à l’écriture

➡️ Découvrir la rééducation grapho-motrice

En résumé

La prise du crayon est le résultat d’un développement moteur progressif.

Une prise inhabituelle n’est pas forcément un problème. L’important est que l’écriture soit :

  • lisible

  • confortable

  • suffisamment rapide

Lorsque ce n’est pas le cas, un accompagnement peut aider l’enfant à retrouver plus de fluidité et de confiance dans ses apprentissages.

Articles complémentaires:

➡️ Mon enfant écrit mal, lentement et fait des fautes en dictée
➡️ Motricité fine et graphisme chez l’enfant
➡️ Rééducation grapho-motrice : rendre l’écriture fluide et fonctionnelle
➡️ Accompagnement en écriture et soutien scolaire

📅 Prendre rendez-vous en ligne (cabinet Pas à Pas – Bruz)

Préparer l’arrivée de bébé : consultation pour futurs parents à Bruz

La grossesse est une période où de nombreuses questions apparaissent :
comment installer son bébé, comment l’aider à être confortable, quels gestes adopter au quotidien ou encore comment choisir le matériel utile.

Au cabinet à Bruz, près de Rennes, je propose une consultation de préparation à l’arrivée de bébé destinée aux futurs parents.

Ce temps d’échange permet d’aborder sereinement les premières semaines avec votre nourrisson et de comprendre les bases du développement du bébé.

L’objectif n’est pas de tout anticiper, mais de donner des repères simples et fiables pour vivre les débuts avec plus de confiance. Continuer la lecture de Préparer l’arrivée de bébé : consultation pour futurs parents à Bruz

Atelier motricité bébé à Bruz

Accompagner le développement moteur du nourrisson

L’atelier motricité bébé propose un moment d’échange et de découverte autour du développement moteur du nourrisson.
Cet atelier fait partie des ateliers proposés au cabinet à Bruz pour accompagner le développement et le bien-être des bébés, des enfants et des adolescents.

Au cabinet à Bruz, près de Rennes, ces ateliers permettent aux parents de mieux comprendre les mouvements naturels du bébé et d’accompagner son développement dans le respect de son rythme.

Encadré par une kinésithérapeute, l’atelier propose des repères simples pour favoriser la motricité libre et encourager les explorations motrices du bébé.

Pourquoi participer à un atelier motricité bébé ?

Au cours des premiers mois de vie, le bébé développe progressivement sa motricité :

  • mouvements des bras et des jambes
  • retournements
  • appuis
  • coordination

L’atelier permet aux parents de mieux comprendre ces étapes et de découvrir comment accompagner leur bébé dans ses découvertes corporelles.

Les bienfaits de l’atelier

Ces ateliers permettent notamment de :

  • mieux comprendre le développement moteur du bébé
  • favoriser la motricité libre
  • proposer des positions adaptées au nourrisson
  • encourager les mouvements naturels
  • renforcer la confiance des parents
  • partager un moment d’échange avec d’autres familles

Les parents repartent avec des idées simples à reproduire à la maison.

Comment se déroule une séance ?

Les ateliers se déroulent en petit groupe et alternent :

  • temps d’observation du bébé
  • propositions de jeux moteurs
  • mouvements accompagnés par le parent
  • échanges autour du développement du nourrisson

Les exercices peuvent inclure :

  • balancements
  • croisements
  • mouvements en diagonale
  • exploration des appuis

Chaque bébé est libre de participer à son rythme.

Des propositions adaptées à l’âge du bébé

L’atelier motricité bébé s’adapte au développement de chaque enfant. Les propositions évoluent en fonction de l’âge et des capacités du bébé.

0 à 6 mois – éveil moteur du nourrisson

Pendant les premiers mois, les activités permettent notamment de :

  • favoriser la conscience du corps
    • explorer les premiers appuis
    • découvrir les mouvements de rotation
    • accompagner les premières explorations motrices.

6 à 12 mois – motricité et exploration

Lorsque le bébé grandit, les propositions évoluent vers :

  • l’exploration des déplacements
    • le développement des appuis
    • la coordination des mouvements
    • la découverte de l’environnement.

Chaque bébé évolue à son rythme.

Pour quels bébés ?

L’atelier motricité bébé s’adresse :

  • aux bébés entre 2 et 10 mois environ
  • aux parents souhaitant mieux comprendre le développement moteur de leur enfant
  • aux bébés ayant besoin d’explorer davantage le mouvement

L’atelier peut également être intéressant pour les bébés présentant :

  • certaines tensions corporelles
  • une motricité peu variée
  • des difficultés à changer de position

Dans certains cas, un bilan en kinésithérapie du nourrisson peut être proposé.

Une approche encadrée par une kinésithérapeute

En tant que kinésithérapeute spécialisée dans le développement du nourrisson, j’intègre ces ateliers dans une approche globale du mouvement.

Les séances permettent de :

  • mieux observer les mouvements du bébé
  • proposer des positions respectueuses de son développement
  • accompagner les parents dans la découverte du corps de leur enfant

Organisation de l’atelier

Les ateliers ont lieu au cabinet à Bruz, près de Rennes.

  • petit groupe parent-bébé
  • durée : environ 1 heure
  • ambiance bienveillante et conviviale

Les places étant limitées, l’inscription est nécessaire.
L’atelier motricité bébé est généralement proposé sous forme de cycle de plusieurs séances, permettant aux parents et aux bébés d’explorer progressivement les propositions motrices et d’accompagner le développement du mouvement.

Envie de participer ?

L’atelier motricité bébé est une belle occasion de partager un moment avec votre enfant tout en découvrant des repères utiles pour accompagner son développement.

👉 Contactez-moi pour connaître les prochaines dates d’atelier.

Les ateliers proposés au cabinet à Bruz peuvent également compléter un accompagnement en kinésithérapie du nourrisson lorsque certaines difficultés apparaissent :

  • tensions corporelles
  • reflux ou inconfort digestif
  • difficultés de motricité
  • asymétrie posturale

Dans ces situations, un bilan personnalisé peut être proposé.

👉 lien vers consultation nourrisson

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