Frein restrictif buccal

Un frein restrictif est un tissu (un fascia) du corps qui empêche les mouvements complets de la bouche et de la langue. Il existe également des freins de lèvres et de joues. 

Ce frein est une sorte de « résidu » de tissu embryonnaire, il est donc déjà présent in-utéro. Or, la langue est formée à la 4e semaine de grossesse et la déglutition du fœtus commence dès la 12e semaine de grossesse. Ce qui signifie que si des restrictions sont déjà présentent, les mouvements seront déjà limités et des compensations vont déjà se mettre en place.

Vous comprendrez bien qu’un frein de langue vient donc impacter les fonctions qui lui sont liées directement, on retrouvera donc possiblement:

  • des difficultés à se nourrir
  • des douleurs lors de l’allaitement
  • une succion non coordonnée
  • une perte de poids
  • une respiration buccale

Et ça ne s’arrête pas la! La langue étant extrêmement liée à l’axe cranio-facial, on retrouvera aussi des tensions au niveau du crâne et du cou. Et comme le crâne est imbriqué avec la colonne, et que les fascias relient tous les organes du corps, on aura aussi des tension au niveau corporel global. Ainsi, un frein de langue peut entrainer:

  • un torticolis
  • une asymétrie posturale (et par voie de conséquence une plagiocéphalie, aussi appelée « tête plate »)
  • des douleurs digestives, reflux, gaz

La difficulté dans les freins de langue, c’est qu’on passe souvent à coté. Alors oui, les freins de langue très important sont vus à la maternité et une prise en charge est effectuée rapidement. Mais le plus souvent, le frein de langue est plus discret, et le bébé va développer des stratégies pour contourner le problème. Résultat, la fonction de succion est peu altérée visuellement, mais de nombreuses tension dues à ces stratégies se développent et la fonction de la langue est en fait incorrecte. Et à nouveau, nous pouvons retrouver des asymétries posturales, des plagiocéphalies, des tensions musculaires,…

Alors comment on s’en sort?

Et bien déjà, on prend conscience de l’origine du trouble, on évalue, puis on entame une prise en charge:

  • réduction des tensions
  • accompagnement de l’allaitement
  • rééducation de la langue
  • rééducation posturale

Plus la rééducation est précoce, mieux c’est. 

Et si il y a une freinectomie de prévue, la rééducation doit se faire AVANT et APRÈS le geste chirurgical!

Parlez-en aux professionnels qui suivent votre enfant, la pluridisciplinarité est la clé!

 

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