Mon bébé a la « tête plate », que faire?

 « Tête plate », « plagiocéphalie »,… Qu’est ce que c’est ?

La plagiocéphalie positionnelle et la brachycéphalie sont des termes médicaux qui signifient un aplatissement du crâne. On les appelle aussi syndrome de la tête plate.

On parle de plagiocéphalie positionnelle pour les distinguer des plagiocéphalies dites organiques :
Les plagiocéphalies positionnelles (ou fonctionnelles, ou posturales) sont souvent bénignes.
Les plagiocéphalies organiques sont liées à la soudure prématurée (synostose) d’une ou plusieurs sutures du crâne. Heureusement exceptionnelles, le traitement est chirurgical. Elles ne seront pas décrites dans cet article.

Le syndrome de la tête plate est  une déformation crânienne apparaissant pendant la grossesse ou plus généralement durant les premières semaines de vie du nourrisson:
La plagiocéphalie se manifeste par un aplatissement asymétrique sur l’arrière ou le côté du crâne. La forme de la tête est alors souvent décrite comme un parallélogramme. On constate un aplatissement unilatéral de l’occiput et un déplacement antérieur d’une oreille.
La brachycéphalie est un aplatissement relativement symétrique de l’occiput (arrière du crâne).

L’aplatissement de la tête apparaît dans les premières semaines de vie et s’aggrave jusque vers 5 mois en l’absence de traitement par mesures de positionnement, kinésithérapie et ostéopathie : d’après la société canadienne de pédiatrie, 20% des enfants de 5 mois présentent une plagiocéphalie positionnelle.

Quelles sont les causes de ces déformations?

La tête plate est un phénomène récent, lié à la consigne de faire dormir les bébés sur le dos, en prévention de la mort subite du nourrisson. Cette campagne a permis la diminution de 78% de la mort subite du nourrisson mais a engendré la multiplication par 6 du nombre de plagiocéphalies.

Les bébés ont le crâne mou, pour permettre la naissance et le passage dans le bassin de maman. Comme le crâne de votre bébé est mou, une tension constante d’un côté du crâne crée un aplatissement. Les contraintes mécaniques (pressions ou tractions) appliquées sur le crâne pendant la période in utéro (c’est-à-dire pendant la grossesse), pendant l’accouchement et/ou après la naissance auront donc une influence sur le crâne de votre enfant. Par exemple, si votre bébé est constamment allongé sur le dos ou s’il préfère regarder toujours dans la même direction, il se peut qu’une partie de son crâne s’aplatisse.

La plagiocéphalie touche préférentiellement les garçons et concerne selon les études : 46,6% des bébés de 7-12 semaines et 20% des bébés à 4 mois puis diminue pour tomber à 3,3% à l’âge de 2 ans. Cependant, si rien n’est fait, les plagiocéphalies positionnelles qui persistent chez les enfants entre 18 et 48 mois ne s’amélioreront pas d’elles-mêmes dans plus de ¾ des cas.

Facteurs de risque :

  • Pendant la grossesse /accouchement: grossesses multiples, position en siège, malformations utérines, alitement de la maman, engagement précoce, petit poids de naissance, périmètre crânien élevé, prématurité,…
  • Tout ce qui provoque une diminution de la mobilité du cou : torticolis, céphalhématome, bosse séro-sanguine, hypotonie, position préférentielle de sommeil,..
  • Le manque de motricité : peu de temps d’éveil sur le ventre, biberon toujours donné du même coté, peu de variation des positions,…
  • L’utilisation prolongée de surfaces dures : matelas dur, cosy, transat,…

Il est intéressant de noter qu’en Afrique, la plagiocéphalie n’existe pas, les transats et cosys non plus et les nourrissons sont portés de longues périodes par jour…

Les différentes déformations crâniennes du nourrisson

Les formes vont varier selon les différentes conditions de formation des plagiocéphalies.

Dans plus de 99% des cas, il s’agit d’une plagiocéphalie : avancée de l’oreille du côté atteint, apparition d’une bosse « de compensation », la tête prend une forme de parallélogramme.
Dans le cas d’une brachycéphalie, l’arrière du crane s’aplatit de manière symétrique et l’occiput deviennent peu ou pas visibles

L’examen d’un enfant qui présente une plagiocéphalie doit inclure une évaluation des dysmorphies et des syndromes. Il est important de vérifier l’amplitude des mouvements du cou pour déceler le torticolis congénital, qui s’améliorera grâce à la rééducation.

Le diagnostic de déformation du crâne est d’abord d’ordre clinique. Les radiographies du crâne ne sont utiles qu’en cas de présomption clinique de craniosynostose (plagiocéphalie organique) ou d’aggravation de la déformation de la tête à un âge où la plagiocéphalie positionnelle devrait s’atténuer.

Comment prévenir les plagiocéphalies?

Afin d’éviter que votre bébé ne se développe avec un crâne aplati, changez-le souvent de position. Placez votre bébé sur le ventre pour qu’il puisse jouer et ce, plusieurs fois par jour. Servez-vous d’une surface de jeu ferme comme un tapis ordinaire ou un tapis pour activité sur le plancher.

Il est à noter qu’il est important de respecter les consignes de couchage sur le dos pour le sommeil afin d’éviter les risques de mort subite du nourrisson  recommandé au départ par l’American Pédiatrie et suivi ensuite par toutes les organisations mondiales de la santé.

Mais attention : La recommandation d’éviter de coucher un bébé sur le ventre s’applique seulement pendant le sommeil ou lorsqu’il n’est pas sous la surveillance d’un adulte.

Les bons gestes à adopter :

  • Pour l’alimentation, alternez la position et donnez à manger des deux côtés (bras gauche, bras droit)
  • Favoriser le temps d’éveil sur le ventre (toujours sous surveillance d’un parent,) On pose le bébé sur une surface dure et sans objet pouvant gêner la respiration ou présenter un danger. Ce temps est utile et recommandé pour le développement moteur de votre bébé.
  • Pratiquer le portage
  • Éviter le contact prolongé de sa tête sur une surface dure ou qui projette ou maintient sa tête en avant dans l’axe, le bébé sera alors obligé de mettre sa tête sur le côté (transat, parc, siège bébé, siège auto, cocon).

Les recommandations mondiales préconisent au moins 30 minutes par jour de position ventrale. Pour les atteindre on procédera par paliers progressifs en fonction de l’âge du bébé, au départ par palier de 10 secondes puis on augmente progressivement.

Les temps d’éveil sur le ventre aideront également votre bébé à :

  • développer tôt le contrôle de sa tête
  • renforcer les muscles supérieurs de son corps
  • apprendre à rouler
  • atteindre des objets
  • apprendre à ramper

Voici quelques façons d’aider votre bébé à apprendre à aimer jouer sur le ventre:

  • Allongez votre bébé sur votre torse. C’est une bonne façon d’habituer votre bébé à s’allonger sur le ventre.
  • Placez votre bébé sur le ventre après chaque changement de couche. Allongez un peu la période passée sur le ventre chaque jour.
  • Donnez à votre bébé un appui en plaçant une serviette roulée sous sa poitrine. Passez les bras de votre bébé devant la serviette.
  • Donnez-lui beaucoup de choses intéressantes à regarder pendant qu’il se tient sur le ventre. Placez des jouets de couleur vive ou un miroir directement devant lui.

Si votre bébé préfère ne regarder que dans une seule direction, encouragez-le à regarder vers une direction de moindre intérêt jusqu’à ce qu’il regarde de façon égale dans les deux directions. Voici, entre autres, ce que vous pourriez faire:

  • Pendant la période de jeux, utilisez des jouets de couleur vive ou contrastée (noir et blanc) pour l’encourager à regarder dans une direction qui l’intéresse moins.
  • Lorsque vous tenez votre bébé, tenez-le de façon à l’encourager à regarder dans une direction qui l’intéresse moins.
  • Si le berceau de votre bébé est contre le mur, couchez votre bébé avec sa tête vers la tête du lit ou vers le pied du lit, en alternant chaque nuit. Les bébés préfèrent regarder vers la chambre plutôt que le mur.

Mon bébé a une plagiocéphalie, que dois-je faire?

La prévention et le traitement doivent commencer le plus tôt possible, car avec la croissance le crâne sera de moins en moins mou et malléable pour permettre une correction.

Contrairement à ce que l’on entend souvent :
– non ça ne s’arrange pas tout seul 
– oui, c’est associé à une perturbation des acquisitions motrices et de la coordination de votre enfant
– non, les cheveux ne suffiront pas à masquer

Plus le traitement est débuté précocement, avec une bonne motivation de l’entourage de l’enfant, plus il sera efficace.

En cas de torticolis et/ou de plagiocéphalie avérée, discutez-en avec votre pédiatre ou votre médecin généraliste, qui vous prescrira de la kinésithérapie.

Pour traiter ces pathologies, il est recommandé de s’adresser à un kinésithérapeute et un ostéopathe spécialisés en pédiatrie, qui travailleront de concert. En effet, la tête plate et le torticolis s’accompagnent de troubles des acquisitions motrices. Le kiné vous expliquera les mesures de positionnement à mettre en place et les jeux moteurs à faire à la maison, il s’occupera de la détente musculaire et de la rééducation motrice. L’ostéo visera à libérer les tensions qui empêchent l’expansion crânienne et la libre amplitude corporelle. Cette combinaison de traitement offre les meilleurs résultats à long terme pour le développement psychomoteur de l’enfant.

Ayez conscience qu’un bon traitement de ces troubles nécessite l’implication de la part des parents et une bonne observance des conseils donnés : l’importance de la répétition et la diversité des mouvements sont fondamentales pour la qualité des apprentissages de votre bébé.

Si vous n’êtes pas impliqué, ce ne sont pas 2 séances de kiné par semaine et/ou 1 séance d’ostéo par mois qui suffiront à compenser 7 jours sur 7 de positionnement inadaptés !

Prenez de bonnes habitudes !

Restreignez au maximum l’utilisation du transat et du cosy : le transat c’est uniquement pour donner les petits pots et le cosy c’est uniquement pour les trajets en voiture.
En poussette, préférez l’utilisation d’une nacelle ou à défaut allongez l’assise de votre poussette.

Évitez les portiques ou mobiles qui stimulent le regard de l’enfant toujours dans la même direction et stimulez la rotation de la tête des 2 côtés (ou du côté difficile pour le torticolis) avec des jouets, des sons, de la lumière.

  • Pour une plagiocéphalie positionnelle : placer l’enfant dans son lit de manière à ce que la chambre et la porte de la chambre se trouvent du côté inverse à l’aplatissement du crâne
  • pour une brachycéphalie (au milieu du crâne) : changez la position de l’enfant dans le lit en alternant « tête au pied » un jour sur deux, de manière à ce que l’essentiel de la chambre se trouve alternativement à droite et à gauche de l’enfant,
  • fixez aux barreaux du lit, à hauteur de la tête de l’enfant un panneau recouvert de tissu vichy noir et blanc : les motifs géométriques et très contrastés attirent beaucoup le regard de l’enfant. Pour une plagiocéphalie, vous le placez du côté difficile et pour une tête plate symétrique, vous le placez alternativement à droite et à gauche de l’enfant. Vers 3 mois, un nourrisson commence à voir les couleurs comme les adultes, vous pouvez varier en utilisant une image d’Elmer l’éléphant, ou toute autre image avec des motifs graphiques aux couleurs très vives.

S’il est nourri au biberon, donnez-lui alternativement à droite et à gauche, voire exclusivement du côté difficile en cas de torticolis.

Installez votre bébé sur le ventre, lorsqu’il est éveillé, 15 à 30 minutes par jour, en plusieurs périodes courtes. Pendant les temps d’éveil et sous surveillance exclusivement, il est également possible de coucher votre bébé sur le côté, en le calant avec une serviette roulée alternativement des 2 côtés

Évitez l’utilisation d’un parc qui empêchera votre bébé d’explorer son environnement et d’expérimenter ses nouvelles compétences motrices (roulés-boulés, ramper, 4 pattes, puis marche).

Préférez un tapis de jeux simple, ferme, lavable, de 2 à 4 cm d’épaisseur et placez l’enfant et le tapis dans la maison de manière à ce que la vie de la maison se passe du côté à stimuler : pour vous voir, votre bébé devra faire l’effort de tourner la tête.

Portez votre enfant aussi souvent que possible, dans les bras, avec une écharpe ou un porte-bébé physiologique.

Pour le portage dans les bras, pensez à :
– changer de bras une fois sur deux,
– varier les positions de portage (face à vous, face au monde, sur votre hanche, allongé sur le ventre sur votre avant-bras).

L’intérêt des porte-bébés (écharpes ou préformés) est multiple :

  • Gestion du quotidien :
    • tout d’abord, ça vous libère les bras tout en ayant l’assurance que votre enfant est bien,
    • pour les promenades, vous êtes en mode tout terrain !
    • c’est beaucoup de plaisir et de câlins pour l’enfant comme pour le parent.
  • Au niveau physiologique pour l’enfant :
    • offre à l’enfant un apprentissage sécure d’adaptations posturales dans des situations très variées,
    • diminue le temps d’appui sur le crâne : tout le temps que votre enfant passe porté est du temps pendant lequel son crâne peut se développer librement sans contraintes,
    • stimule la tonicité musculaire : l’enfant apprend plus vite à stabiliser sa tête que s’il est toujours couché ; pendant les temps d’éveil, il est stimulé de tous côtés par l’environnement tellement il y a de choses à regarder,
    • améliore la digestion, diminue les coliques, les reflux et les régurgitations,
    • stimulation du système vestibulaire (oreille interne) en lien avec l’équilibre.

Dans le porte-bébé, votre enfant a souvent la tête tournée : profitez-en pour lui tourner alternativement des 2 côtés ou du côté difficile uniquement.

A noter : pour le portage en écharpe, nous vous conseillons vivement de vous adresser à un professionnel formé à au portage, afin d’apprendre les différents types de nouages en toute sécurité pour votre bébé comme pour vous et votre dos de porteur.

Évolution et conséquences

Pour beaucoup de ces enfants non traités, la correction spontanée attendue ne se produira pas.
Pour cette raison, la détection précoce et le traitement de la plagiocéphalie sont indispensables à l’obtention du résultat clinique optimal.
Il semble donc essentiel de mettre en place un traitement précoce, sans attendre une amélioration spontanée de la plagiocéphalie, car certaines conséquences sur le long terme peuvent être regrettables.

Conséquence esthétique

La première conséquence visible de la plagiocéphalie positionnelle est avant tout esthétique, surtout pour les plagiocéphalies positionnelles encore présentes après 18 mois car elles n’évolueront plus.

Des asymétries du crâne et du visage peuvent perdurer ultérieurement et ces asymétries auront des conséquences sur le plan neurologique, mais aussi sur la mandibule et les articulations temporo-mandibulaires.

Conséquences neurologiques

Il est communément admis que le pronostic est très bon sur le plan neurologique et qu’il n’y a pas de retard mental associé à la plagiocéphalie. D’autre part, il n’a pas été montré de différence de volume de cerveau entre les enfants présentant une plagiocéphalie et les autres, bien que le cerveau présente une déformation semblable aux déformations des os du crâne.

Cependant, il y a toujours débat sur l’association entre plagiocéphalie et retard de développement et certaines études mettent en évidence un lien entre plagiocéphalie positionnelle et :

  • une diminution dans l’acquisition des compétences spécifiques motrices en fonction de la gravité de la plagiocéphalie positionnelle,
  • un traitement altéré du son par le cerveau,
  • une augmentation du risque de problème de développement avec augmentation à l’âge scolaire de prises en charge spécifiques : orthophonie, aide spéciale à l’éducation, physiothérapie, ergothérapie….

Or, nous avons vu dans les facteurs de risque que la prématurité, l’hypotonie et une moindre mobilité pouvaient provoquer ou aggraver une plagiocéphalie positionnelle. On pourra donc se demander si les retards et problèmes de développement retrouvés par ces études sont la cause ou la conséquence de la plagiocéphalie…

Conséquence sur la mâchoire et les articulations temporo-mandibulaires (ATM)

Chez les enfants ayant une plagiocéphalie résiduelle après 18 mois, il existe donc un risque de désaxation des ATM pouvant provoquer des désordres méniscaux à l’adolescence.

Une consultation maxillo-faciale annuelle dans la petite enfance est recommandée s’il existe une plagiocéphalie positionnelle résiduelle après 18 mois, pour la mise en place d’un traitement orthopédique.

Qu’est-ce qu’une orthèse crânienne?

Une orthèse crânienne est un équipement qui se présente sous la forme d’un casque, appelé aussi système de remoulage crânien. Il va permettre de « redresser » : c’est à dire diriger, réorienter et ré harmoniser la croissance osseuse et la forme du crâne sur une durée plus ou moins longue. Cela dépend d’un certain nombre de critères

La thérapie par port du casque peut être envisagée pour les enfants dont l’asymétrie est fortement marquée. Chez ces enfants, il est démontré que la thérapie par port du casque accélère le rythme de correction de l’asymétrie, mais pas les résultats finaux.

Et le Torticolis?

Le torticolis est une impossibilité ou une grande difficulté à tourner la tête d’un côté ; il peut s’accompagner d’une position en inclinaison de la tête (tête penchée vers l’épaule) ; quand les deux sont associés, le bébé a des difficultés à tourner la tête vers le côté où la tête est penchée.
Le torticolis, avec ou sans inclinaison, peut être présent dès la naissance ou apparaître dans les premières semaines de vie du bébé.

Le torticolis se produit lorsqu’un muscle du cou, appelé muscle sterno-cléido-mastoïdien (SCM), est plus petit d’un côté du cou que l’autre. Le muscle contracté entraîne un basculement de la tête vers le côté du cou où le muscle est le plus court. La tête tourne de ce côté.

Le torticolis peut à la fois être une cause mais aussi une conséquence des déformations du crâne :
Si l’enfant nait avec le torticolis congénital alors il y aura une préférence de côté et donc aplatissement de l’occiput. S’il y a une préférence pour la position de la tête sans torticolis : la persistance de la même position de la tête peut causer un raccourcissement chronique du SCM et donc créer un torticolis.

Un torticolis congénital est retrouvé dans près des 1/3 des plagiocéphalies positionnelles et doit être traité le plus tôt possible.

Votre enfant peut présenter une position préférée de tête, mais il doit pouvoir la tourner et l’incliner à droite et à gauche et ce, de manière symétrique. Si ce n’est pas le cas, votre pédiatre pourrait alors diagnostiquer un torticolis congénital et orienter votre enfant chez le kinésithérapeute pour un traitement spécifique.

La plagiocéphalie et le torticolis sont étroitement associés. Après avoir examiné la tête et le cou de votre enfant, le thérapeute élaborera un programme à domicile pour votre bébé.